Dom Quenardel nous emmène dans l’aventure des Béatitudes

Éditions des Béatitudes: Dom Quenardel, pouvez-vous vous présenter?

Dom Quenardel: J’ai 75 ans. A 20 ans, je suis rentré à Cîteaux où j’ai exercé des services très variés : chantre, cuisinier, hôtelier, prieur. En 1993, mes frères ont fait appel à moi pour devenir leur « père abbé ». Pour raison d’âge je viens d’arrêter ce service et suis heureux de me retrouver frère parmi mes frères. Ensemble, à l’école du service du Seigneur, nous apprenons le beau et rude métier de la vie commune. C’est un avant-goût du Ciel.

 

Editions des Béatitudes: Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ce livre ?

Dom Quenardel: Très tôt, dans ma vie monastique, l’évangile des béatitudes m’a été donné comme le chemin à prendre pour suivre le Christ. C’est devenu ma « petite voie ». Je m’en suis ouvert au maître des novices qui m’a dit : « Tu ne peux pas garder cela pour toi ». Quand mes frères m’ont élu abbé, mes premiers enseignements au « chapitre » du monastère ont porté sur les béatitudes, et j’y suis revenu à la fin de mon service abbatial. Ce sont mes frères qui m’ont incité à réunir ces enseignements en un petit livre qui se présente comme un appel à vivre au Soleil des béatitudes. L’Eglise a-t-elle d’autre chose à faire et à dire que de courir avec le Christ la grande aventure du bonheur ? Du seul vrai bonheur !

 

Editions des Béatitudes: Quelle est la béatitude qui vous parle le plus ? Pourquoi ?

Dom Quenardel: Je ne sais que répondre. Tout ce petit livre cherche à montrer que chaque béatitude occupe une place unique et incontournable dans le chemin évangélique du bonheur. Chacune me parle à sa place, de sa place, et dans la mesure où elle garde sa place. On ne peut pas gagner le bonheur chrétien dans le désordre. La paix est à la septième place. Elle est le fruit des six béatitudes qui la précèdent et qui, chacune, occupe sa place…comme les couleurs de l’arc-en-ciel, comme les jours de la semaine. Au niveau personnel, comme au niveau communautaire, familial, et même étatique ou mondial, je ne crois pas à une paix heureuse et durable qui ne choisisse pas comme point de départ la pauvreté dont parle Jésus. Il ne donne pas la paix comme le monde la donne, précisément parce que le seul chemin qui y conduit de façon vraiment sûre est celui des béatitudes, et lui-même en est l’icône.

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