Rencontre avec Amedeo Cencini, auteur de L’individualisme une maladie de la relation ?

Éditions des Béatitudes : Vous parlez du démon de l’individualisme. L’individualisme ferme-t-il la porte à Dieu et l’ouvre-t-il au démon ?

Amedeo Cencini : Oui, et en tant que démon, il s’oppose à Dieu, qui est communion, relation, Trinité, et qui nous a créés semblables à Lui, capables de relation. Dans le christianisme, tout est relation !

 

Éditions des Béatitudes : Dans votre livre, vous parlez des formes et des expressions de l’individualisme religieux. S’agit-il d’un piège commun à ceux qui abusent au sein de l’Église ?

Amedeo Cencini : Oui, l’abuseur est à la base une personne désespérément égocentrique, qui n’a pas appris à mettre l’autre au centre de sa vie. C’est pour cela qu’il est désespéré.

 

Éditions des Béatitudes : Selon vous, l’individualisme est avant tout une maladie des relations. Provient-il davantage de notre société, de l’absence de structure familiale, d’une fausse idée de la toute-puissance de Dieu, de relations dysfonctionnelles, du cléricalisme ?

Amedeo Cencini : Cela vient un peu de tout cela, d’une culture du narcissisme ou du narcissisme, dont nous sommes aussi responsables en tant que croyants.

 

Éditions des Béatitudes : Que voulez-vous apporter à l’Église catholique à travers votre livre ?

Amedeo Cencini : Je voudrais, en ces temps d’abus, apporter ma petite contribution pour créer une véritable culture de la relation, une culture de l’anti-abus !

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